Les réseaux sociaux au secours des musées

Dépoussiérer les musées, voici le leitmotiv de la culture depuis l’apparition des technologies numériques. L’enjeu est de taille surtout dans un pays où la culture muséale basée sur l’accumulation a creusé un sillon profond dans l’imaginaire collectif.  Dans un précédent article je vous présentais une initiative du London Museum utilisant les Smartphones comme autant de diffuseurs de la culture.  Aujourd’hui c’est vers la fertilisation de souvenirs enfouis et l’utilité des réseaux sociaux que je vous proposer de naviguer.

Même sorti de terre récemment, les musées peinent à se détacher de leur image terne et pleine d’ennui caractéristique des établissements anciens. L’un d’entre-deux, Le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, ouvert en 2011, ont lancé, en partenariat avec l’agence DDB Paris, une expérience inédite : le journal Facebook d’un poilu de la guerre de 1914-1918.

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Intégrer l’outil de diffusion le plus utilisé au monde pour un double objectif de faire connaitre le musée tout en rendant plus vivant les heures sombres de l’Europe en guerre, voila un coup de génie !

Depuis le 10 avril 2013, un jeune instituteur de 29 ans est parti au front pour cette guerre qui devait être courte. A raison de plusieurs publications par jour, ce poilu fictif nous raconte son quotidien à grand renfort de photos tirées des archives. Le musée affirme que chaque élément ou évènement relaté ne dépareille pas de la vérité historique.

Le journal de Léon Vivien débute le 28 juin 1914, le jour de l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo. D’abord réformé, puis appelé au front, il nous livre son point de vue de l’arrière jusqu’aux premières lignes. A partir du 10 avril, il raconte au jour le jour « sa guerre ».

Selon le Huffington Post, en 2009, seulement 20 musées sur les 1200 labellisés étaient inscrits sur Twitter. Quatre ans plus tard, ils sont plus d’une centaine à avoir rejoint le réseau social. En ce qui concerne Facebook, avoir une page est devenu une évidence.

Le train est en marche et pour porter le musée hors les murs, tous les outils sont intéressants. Bien au-delà de Facebook, les services comme Instagram, Youtube ou Flickr font désormais partie du jeu.

La tendance est même à la spécialisation avec la montée d’entreprises comme Buzzeum, prestataire de services pour la création, la mise en place et la promotion des projets de communication et de stratégie culturelle numérique.

Si vous n’allez pas au musée, alors le musée viendra à vous !

GL

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