La prétendue fin du monde qui n’a pas eu lieu : un instantané de notre société

Aujourd’hui, si je vous écris, ça veux dire que je ne suis pas mort…donc notre monde continue d’exister pour quelques temps encore…

Alors que nous avons passé cette prétendue date fatidique du 21 décembre 2012, je voudrais me livrer à un commentaire d’un texte issu de la frénésie d’articles parus : Le journal de bord d’un survivant paru dans le numéro hors-série de Science&Vie consacré à la fin du monde. Le sujet est glissant mais je prends le risque.

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Au cours de la lecture, mon attention s’est portée sur l’élément primordial dans cette fiction : la valorisation du savoir.

Tant qu’à être dans la fiction, adoptons le point de vue d’un hypothétique chercheur qui, bien des siècles plus tard,  après avoir découvert le journal, tente de reconstituer l’existence des premiers habitants de ce « nouveau » monde.

A l’ouverture de ce journal fictif, deux mois se sont écoulés depuis la « fin » du monde précédent. L’auteur note au fur et à mesure ses observations et ses réflexions nous donnant une image fictive mais révélatrice de l’état d’esprit du moment, tant dans le temps du récit que lorsque l’article a été rédigé dans notre monde actuel. Dans cette fiction, chaque action conditionne les chances de survie de l’espèce humaine au travers d’un groupe de survivants. Savoir, tant tous les sens du terme, prends donc une importance capitale dans la résolution des problèmes rencontrés.

Nourriture, production et savoir :

La première préoccupation pour survivre est la nourriture et l’accès à l’eau potable. C’est donc naturellement que nous les retrouvons dès les premiers jours du journal. D’emblée, le constat n’est pas encourageant.

 « Nous n’avons pas de graines, défricher semble irréalisable. » (Jour 3)

On sent bien ici le réflexe culturel du consommateur et non de l’acteur. Le constat est là mais la question de comment en trouver, qui devrait suivre naturellement, n’est pas posée. Il en est de même pour la forêt.

« Si la forêt permet de nourrir 0,1 habitant au kilomètre carré, le calcul est rapide : nous sommes trop nombreux » (Jour 1)

Anciennement citadins pour la majorité, les survivants manquent de recul par rapport au milieu. L’ignorance et la culture du groupe le pousse à ne considérer l’environnement que comme une source figée. Ils ne font preuve d’aucune recherche d’exploitation de cette forêt apparemment épargnée.

Pire encore, la seule voie envisagée est la régression totale : « redevenir des chasseurs-cueilleurs » (Jour 1). Si nous nous plaçons dans une vision linéaire du progrès, régresser, même momentanément, est la seule voie possible. A ce point … c’est caricatural. N’existe-t-il pas d’autres échelons viables avant la préhistoire ?

Prenons l’exemple des Mohawk et des Iroquois (Canada) qui, au cœur d’une forêt boréale riche, ont réussi à maitriser de ressources abondantes en développant un mode de vie sédentaire productif loin de la simple survie nomade. Logés dans des maisons longues pouvant accueillir jusqu’à dix familles (correspond à la taille des groupes décrits dans le journal) étaient le centre d’un système agricole permanent particulièrement efficace. Dans les camps poussaient ensemble du mais, des courges, des citrouilles et une multitude d’autres plantes, apportant avec le produit de la chasse, tous les éléments nécessaire à leur bonne santé malgré le climat difficile. Ce sont, grâce aux fruits de ce mode vie, gracieusement donnés, que les premiers colons ont pu survivre. Ces techniques, qui ont mis des siècles à se développer étaient connues avant « la catastrophe ». L’exploitation de ce savoir peut faire la différence entre survie et développement.

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Une maison longue chez les iroquois

Les ressources semblent pourtant accessibles car ils affirment pouvoir récolter « des fruits, des baies, toutes sortes de noix, du miel et des graminées sauvages pour confectionner des galettes. » (J22)

 La valorisation, ne serait-ce que partielle, de ces graines pourrait initier la transformation raisonnée du milieu en épargnant une partie de ces graines de la consommation immédiate. Les premières traces d’agriculture planifiée et organisée n’apparaissent dans le récit qu’à la 33e année.

 « La mobilité résidentielle des bandes est forte. Durant quatre ans, elles pratiquent dans la forêt une agriculture sur abattis-brulis. Puis laissent les terres en jachère pour une génération, afin de reconstituer la fertilité du sol et de lutter contre les parasites, continuant d’y cultiver des fruitiers et des espèces attirant le gibier. » (An 33)

L’organisation a fini par apparaitre à l’échelle globale mais la vision consumériste de la forêt dans laquelle on ponctionne sans autre contrepartie qu’un repos forcé du milieu reste la norme. On note un manque de connaissances et surtout un cadre psychologique issu du modèle en vigueur dans le monde d’avant « la catastrophe ». Des gestes et des techniques réapparaissent peu à peu…mais l’ombre de l’ignorance, amenant au mysticisme, plane toujours.

« En réenfoussiant la tête ligneuse des ignames pour favoriser la repousse, de véritables jardins forestiers se créent, que protègent des rituels magico-religieux. » (An 33)

L’observation des échecs et des réussites trace cependant une voie plus réfléchie sur la gestion de l’écosystème. Avec cet exemple, nous pouvons imaginer une agriculture basée sur l’observation des interactions entre les plantes entre-elles et avec leur milieu. Cette agriculture n’existe-t-elle déjà pas ? Si, c’est la permaculture. (Voir l’article : Regards croisés sur l’agriculture de demain : Vers une approche systémique globale des sols )

N’y a-t-il pas dans tous les survivants une personne qui ait au minimum entendu parler d’une technique approchante ? Comment cette pratique plus que trentenaire a-t-elle été perdue ?

« Ailleurs s’instaurent d’autres stratégies de contrôle des animaux sauvages, tandis que des rituels initiatiques conduisent certains à tenter de maîtriser jusqu’aux buffles. » (An 108)

Il aura fallu attendre plus d’un siècle après la « fin » pour voir apparaitre les premières traces d’élevage d’animaux de consommation. Etonnant, qu’il ait fallu attendre la deuxième ou la troisième génération dont les ancêtres ont connu la pratique pour que l’idée soit développée.

Ces exemples ont tous un point commun, la transmission du savoir a été bloquée au cours du processus. Qu’est-il alors arrivé à toute la masse de connaissances qui circulait dans le monde et surtout pourquoi les auteurs actuels ont choisi d’illustrer ce blocage qui leur semble logique?

Survie et transmission du savoir:

Rassembler le savoir : Une nécessité pour s’organiser

« Nous discutons de nos chances de survie, en confrontant l’ensemble de nos savoirs, puisés dans le souvenir de nos études, de nos lectures, de nos expériences professionnelles. » (Jour 1)

Dans cette vision des scientifiques, le savoir tel qu’il nous est présenté semble être issu d’une artificialisation dans lequel le bon sens est absent.  Seuls comptent les souvenirs des études et de la vie professionnelle comme si seule cette partie de la vie pouvait créer de la valeur. Pour les scientifiques qui ont rédigé ce journal fictif, ce sont les canaux prioritaires de transmission du savoir…

 « Ayant accumulé des siècles de connaissances scientifiques et technologique. Sachant vers où se diriger, mais ayant tout oublié des moyens premiers pour y parvenir. » (Jour 6)

Il y a clairement une opposition entre la masse de connaissances dont nous avons déjà parlé et sa pérennisation. Il semble que lorsque les canaux de diffusion (livre, internet, universités…) ont disparu, la connaissance s’est volatilisée elle aussi. Par l’ampleur de la catastrophe, une partie du savoir serait perdu du fait de la survie aléatoire des habitants mais dans le cas décrit, la perte semble extrêmement importante.

Plus encore, elle montre au travers des réflexes des survivants que l’absence d’information directement accessible soit un obstacle majeur à sa réappropriation. Habitués à être servis par notre technologie, toujours plus opaque à nos yeux, nous avons perdus nos outils de réflexion. Le besoin soudain d’acquérir nos ressources avec nos propres outils nécessiterait un effort particulièrement intense de notre part pour retrouver notre autonomie.  Pourtant, tout n’est pas perdu.  Une technique peut être retrouvée… mais pour cela, il faut une base matérielle.

Retrouver les traces du monde d’avant : un enjeu de la survie ?

 « Sur la plage, nous avons glané tous les déchets que nous pouvions récupérer : quelques matières premières plastiques pour entretenir les premiers feux, des réserves de nourriture, et des capsules de bouteille que nous transformons en parures ou en grelots pour les enfants » (Jour 1)

Le traumatisme est bien présent, les survivants semblent relever péniblement la tête mais ce qui frappe dans ce récit c’est que la capacité de l’homme à organiser et à créer n’apparait pas. La technique, même sous forme de bribes, n’est pas bonne qu’à bruler ou à distraire les enfants. Elle peut-être salvatrice. Un morceau de plastique ferait une pelle très pratique. Un fil de cuivre rendrait de grands services pour attraper du petit gibier à l’aide collets.

 « Pour allumer le feu, nous confectionnons des briquets avec de vieilles limes d’acier riche en carbone et des éclats de silex noirs. » (Jour 10)

Ce sont dans les déchets de cet ancien monde que se cache la technique. Le journal dépeint les survivants comme pratiquement dépourvus des vestiges d’avant la catastrophe. Mais où est-elle alors ? Même incendiées, rasées ou inondées, les zones d’habitation recéleraient encore des tonnes de machines, outils ou même de matériaux susceptibles de révolutionner les chances de survie du groupe.

Dans bien des films post-apocalyptiques, les vestiges tiennent une place de choix car beaucoup sont centrés sur une reconstruction d’une civilisation à partir des vestiges de la précédente. MadMax ou Waterworld, quelque soit leur qualité intrinsèque, en sont des exemples très parlants, montrant ainsi que ces vestiges font partie de la reconstruction.

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MadMax 4 : Fury Road

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Waterworld

La mise en œuvre de technologies simples comme la construction d’habitats en terre ou en rondins par exemple est tout à fait envisageable mais nécessite un outillage sommaire qu’il est difficile de produire sans infrastructure. La récupération des vestiges du passé est une voie royale pour assurer la mise en place des premières infrastructures qui permettront l’amélioration des conditions de vie des survivants. Elle est également un excellent vecteur de transmission ou de reconstruction du savoir à partir des objets retrouvés. Partir de l’existant peut tout changer.

L’échange et le partage de connaissances : la clé du progrès.

 «  Devant la difficulté, chacun se tourne vers les anciens ». (Jour 22)

On retrouve là un mécanisme anthropologique classique commun à la majorité des civilisations connues. Ceux qui ont vécu le plus longtemps détiennent le savoir le plus conséquent issu de leur expérience et des enseignements qu’ils ont reçus. A cela, rien de plus normal donc qu’ils soient les référents mais il apparait que d’autres dynamiques de transferts de connaissances soient possibles.

Alors que le schéma classique de la société a volé en éclat avec « la catastrophe », chaque individu peut devenir également un référent. C’est le savoir capitalisé et intégré individuellement qui crée une valeur.

« Un adolescent se révèle particulièrement habile à poser des collets et à piéger de petits mammifères. Il dit avoir appris cette pratique dans un jeu vidéo. » (Jour 48)

Au-delà d’une organisation hiérarchique de la diffusion du savoir, des échanges latéraux sont possibles et souvent fertiles. La généralisation des échanges par Internet, nous le prouve aujourd’hui.

 La restructuration de groupes ne correspondrait pas à la perte de tout le savoir. La mixité des origines permettrait la synthèse d’un savoir composite où tout ne serait pas à réinventer. Dans cette situation, les échanges latéraux, en dehors de toute hiérarchie sont une des clés de la survie en puisant chaque bribe dans l’expérience globale de chacun pour créer un bagage commun de connaissances.

Conclusion : 

C’est bien et alors ? A quoi ça nous sert puisque nous n’y sommes pas encore?

Cette fiction même centrée sur une situation hypothétique, est le reflet de la société d’aujourd’hui : autocentrée et guidée par la vision positiviste du progrès. Les thèmes abordés sont à l’image de notre culture globale, la fiction n’en a été que le révélateur.

Sans nous en rendre compte, nous réagissons pour la plupart comme les personnages du récit. Nous avons perdu peu à peu notre autonomie face à nos besoins naturels (nourriture, habitat, déplacement…) en nous reposant sur la technologie facilitatrice.

Le rapport à la nourriture est l’expression de nos habitudes d’approvisionnement. Les informations nous submergent mais quand elles font défaut, nous ne sommes plus capables de les chercher.

Et si un rouage se bloque dans la merveilleuse dynamique technologique dans laquelle nous vivons, que ce passera-t-il ? Rappelez-vous de la situation problématique induite par une coupure momentanée de courant. Imaginez cela à plus grande échelle, comment trouver les solutions de remplacement rapidement ?

L’intégration individuelle du savoir est la clé et le reconnaitre est déjà le premier pas vers une nouvelle autonomie dans notre existence. Pensez-y, il se peut que ça vous serve un jour…

Le canoë et le kayak : circonvolutions d’une évolution

Après une navigation dans des flots agités, je profite du calme revenu pour vous inviter à porter un regard sur les relations entre culture et technique au travers de l’évolution des canoës et kayaks.

Le canoë ou le kayak, deux technologies autochtones d’Amérique du Nord qui sont passés du  nouveau monde à l’ancien.

Lorsque les européens débarquent sur les côtes de l’Amérique du nord, ils cherchent à apprivoiser les cours d’eau et les lacs, seules routes praticables, avec de lourdes barques en bois issues des techniques classiques de la construction navale. Face à eux, les autochtones disposent d’un outil, affiné pendant des siècles, bien plus adapté tant dans la construction que dans l’usage : le canoë.

Construit principalement à partir des ressources abondantes dans la forêt boréale (bouleau et résineux), c’est une embarcation souple et légère facilement transportable, idéale pour passer d’un plan d’eau à un autre. Les autochtones disposaient alors d’un outil parfaitement adapté à son environnement immédiat tant dans la construction que dans l’usage.

Assemblages souples VS assemblages rigides : deux approches techniques pour un même besoin.

Entre les barques européennes et les embarcations autochtones, le contraste est saisissant.  C’est un choc entre deux cultures techniques et surtout une parfaite illustration de l’importance de la culture d’un groupe dans ses choix de développement. Alors que les européens sont coutumiers des assemblages rigides à partir de clous métalliques et d’assemblages mécaniques (tenons, mortaises, chevilles…) utilisés sur les vaisseaux de fort tonnage, les autochtones habitués à de faibles  tonnages,  à des bateaux de faible durée de vie et n’ayant pas la maîtrise du métal sont familiers d’une autre conception, celle des assemblages souples à partir de fibres nouées et de laçages. Ce sont deux philosophies qui s’affrontent : le lourd contre le léger ; le solide contre le remplaçable.

Les deux approches aboutissent à la résolution du même besoin de petites embarcations mais avec deux méthodes diamétralement opposées qui nous montrent ici le rôle déterminant de la culture d’un groupe dans ses choix technologiques.  Très vite, face aux limites de leurs barques, les européens arrivés aux Amériques ont opté pour le canoë pour son efficacité et sa versatilité.

L’européanisation du canoë :

Alors que le canoë a trouvé une deuxième jeunesse au travers des loisirs depuis la fin du XIXe siècle tant dans le nouveau monde que dans l’ancien, il a peu à peu perdu sa spécificité de construction au profit d’une construction plus lourde calquée sur les standards européens. La culture conquérante a intégré les spécificités locales en les passants au travers de son propre moule.

Le canoë est devenu à la veille de la Seconde Guerre mondiale un élément à part entière de la culture fluviale de loisir en répondant aux règles classiques de la construction navale. C’est un bateau relativement lourd et coûteux, parfois luxueux mais surtout avec une longue durée de vie si l’entretien est au rendez-vous.

Nous avons ici un très bel exemple de transfert technologique d’un groupe culturel à un autre avec une évolution de l’objet. Le nom reste le même mais ses caractéristiques internes n’ont rien à voir avec l’original. Le canoë canadien de loisir, bien que restant une embarcation légère suivant les critères européens fait figure de croiseur face aux canoës d’écorce.

Du kayak au « Skin On Frame » : un exemple de fertilisation croisée

Bien plus au Nord, les Inuits ont développé une autre embarcation adaptée à leurs ressources : le kayak. Sur des territoires où le bois est rare mais les animaux marins abondants, une structure entoilée permet de valoriser au mieux ces ressources. Des os ou du bois forment la structure, liés entre eux par des fibres animales (peau, tendons ou nerfs). Elle est recouverte de la peau imperméable de mammifères marins (phoques, morses…). Le résultat est toujours une embarcation légère, étanche (même par-dessus), adaptée à la propulsion musculaire et mais surtout à son utilisation en pleine mer.

Cette technique permet également la construction de bateaux plus importants destinés au transport : les Oumiaks.

La peau du phoque à la fois étanche et résistante offrait des performances idéales pour le kayak. Le transfert du kayak dans le domaine des loisirs s’est heurté à ce problème de la « peau ». Alors que la légèreté est restée un des points principaux du cahier des charges, il a fallu trouver des alternatives.

Des kayaks entoilés, en planches de bois fines ou même des coques moulées ; les modèles développés sont nombreux et très divers. Malgré l’abondance de solutions techniques, la copie peinait à dépasser l’original. Si une avancée était faite dans un domaine c’était le plus souvent au détriment d’un autre. Un kayak plus léger était par exemple le plus souvent plus fragile.

C’est là que nous abordons une fertilisation croisée qui a réussi la délicate synthèse des performances : la rencontre du nylon balistique et du kayak.

Les entoilages textiles auparavant utilisés souffraient d’une fragilité latente ou d’une durée de vie relativement courte. La toile tissée à partir de fibres de nylon, développée pour des applications de protection balistique et vernie pour être étanche,  a apporté la résistance et la longévité recherchée.

L’objet ainsi obtenu est capable de supporter des stress et des sollicitations que l’on n’oserait pas faire subir au plus détesté de nos objets. Et pourtant, il résiste.

Ce croisement a permis de reboucler la boucle car de cette rencontre est née une autre embarcation : le  canoë « skin on frame » (structure ouverte entoilée). Similaires dans la taille et les  usages, du kayak au canoë, il n’y a qu’un pas qui a été rapidement franchi. Ainsi, la légèreté et la solidité permise par le nylon a été transférée aux formes ouvertes des canoës canadiens. Après des années d’évolution, de la construction bois aux coques composites moulées, il renouait avec ses origines : solidité, légèreté et flexibilité étaient de nouveau réunies. Le nylon a fait renaître un bateau millénaire.

La technique permet également d’explorer de nouvelles formes. Aujourd’hui malgré le coût élevé du nylon, un mouvement dynamique d’amateurs développe cette solution pour des embarcations rapides, durables et surtout peu coûteuses à produire.