Des techniques du bronze ancien à l’imprimante 3D – quelles connections ?

Un archéologue dans un coin sombre faisant des manipulations d’un autre âge pour un reportage soporifique ? Creusez un peu plus au fonds des choses. Vous y verrez une véritable approche globale dans la résolution des contraintes tout au long de la chaîne opératoire.

Chaque matériau et chaque technique, reproduits à partir des résultats des études archéologiques, ont été affinés tout au long de la période étudiée. Sans sonde de température, de matériel de calibrage ou encore d’outils numériques, « le fondeur » dispose d’un ensemble de données issues directement de ses propres sens.  Le son et la couleur sont ses principaux repères. Sa maîtrise du geste et surtout la compréhension de la matière et de ses transformations permettent d’atteindre des précisions de reproduction de l’ordre du 10e de millimètre.

La simplicité des moyens utilisés sont à l’opposé des techniques métallurgiques d’aujourd’hui et pourtant tout y est…

A l’heure du Do-It-Yourself, imaginez ce que donnerait le couplage de ces techniques avec l’impression 3D de masters en cire. Le prototypage métallique enfin accessible !

Cette technique a déjà été explorée pour l’aluminium comme le montre cet exemple de recombinaison technique du moulage au sable avec l’impression 3D.

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Ne croyez cependant pas que le travail du bronze soit aussi simple qu’il n’y parait. Seule la connaissance approfondie des gestes et de la matière doublée d’une longue pratique permet d’atteindre la maitrise de ces techniques.

Alors si vous voulez vous lancer, rapprochez-vous des archéologues !

2 réflexions sur “Des techniques du bronze ancien à l’imprimante 3D – quelles connections ?

  1. C’est vraiment intéressant. Est-ce qu’il y a des gens aujourd’hui qui utilisent cette technique? C’est incroyable qu’ils avaient une sorte d’imprimante 3D à cette époque. Merci d’avoir partagé.

    • La technique de coulée suivant ce mode opératoire avec les techniques de l’époque n’est pratiquée, à ma connaissance, que par quelques archéologues spécialistes. Par contre la réalisation de pièces à cire perdue est une technique répandue dans l’art et l’artisanat. C’est une voie peut-être plus facile à emprunter et à mettre en place pour le prototypage rapide même si l’investissement en matériel sera plus lourd que pour l’atelier du bronze ancien.

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