A new target for the hit-and-miss engine/ Une nouvelle cible pour le moteur « hit-and-miss. »

What if a vintage stationary engine could be the first step toward a better fuel efficiency to power our houses?

What am I talking about? The legendary hit-and-miss (or make-and-break) flywheel type engine. At the beginning of the twentieth century, these engines were common in every place where mechanical power was needed: workshops, farms, small fishing boats…  The simplest way to recognize a hit-and-miss engine is by listening to the distinctive, non regular and alternative sound of it: « POP whoosh whoosh whoosh whoosh POP… »

 Modern internal combustion engines are controlled by throttling the flow of the air through the intake by means of a butterfly valve which is nowadays usually electronically driven. When the hit-and-miss engines were designed, no such technology was available. The only way to control the speed of the engine was to regularly cut off the ignition system to prevent the fuel/air mix from burning. The exhaust valve was maintained open to avoid any compression in the cylinder which would have slowed the engine. The massive flywheel was intended to maintain the speed during the non ignited cycles by transforming the stored kinetic energy into mechanical power.

Comparing this type of engine with modern combustion engine is nonsense. It’s like comparing the WWI airplanes with the latest Airbus. However, the switching-off system of the hit-and-miss engine may be a source of inspiration to reduce the consumption of future generators.

As we need to learn again how to deal with other kinds of energy, stationary engines, running on carbon free fuels like Hydrogen, may be a part of the solution to power our houses and workshops

Why not combining the efficiency of modern internal combustion engine with the usefulness of the couple flywheel/non-constant ignition system in a new kind of power source? The Hit-and-miss systems were not designed to save fuel but only to control the speed of the engine.  A fuel cutting system can be integrated to the all system, as it already exists in the automotive technologies, saving fuel during each non fired cycle.

Creating a new kind of engine, including the best from the past and the present, we may give birth to a new era for the simple stationary engines allowing us to control our own electricity production while being gently lulled by the melodious sound of the whoosh whoosh POP song.

 Source : http://engineutopia.wordpress.com

 

Et si un ancien moteur stationnaire devenait la première étape vers une meilleure efficacité énergétique pour nos maisons?

De quoi parle-t-on? Du légendaire moteur « hit-and-miss » (ou make-and-break), à cycles d’allumage intermittents. Au début du XXe siècle, ces moteurs étaient communs là où la puissance mécanique était nécessaire: dans les ateliers, les fermes, les petits bateaux de pêche … La plus simple façon de reconnaître un moteur « hit-and-miss » est d’écouter son rythme chaloupé: « whoosh POP whoosh whoosh whoosh POP … »

Les moteurs modernes à combustion interne sont commandés par la régulation du débit d’air à l’admission au moyen d’une vanne papillon, aujourd‘hui généralement piloté par de l’électronique. Lorsque les moteurs « hit-and-miss » ont été conçus cette technologie n’était pas disponible. La seule façon de contrôler la vitesse du moteur était de régulièrement couper le système d’allumage pour éviter la combustion du mélange carburant / air ; la soupape d’échappement étant maintenue ouverte pour éviter toute compression dans le cylindre qui aurait pour effet de ralentir le moteur. La masse du volant était destinée à maintenir la vitesse au cours des cycles non allumés par la transformation, en énergie mécanique, de l’énergie cinétique stockée.
Comparer ce type de moteur avec moteur à combustion interne actuel n’a pas de sens. Cela revient à  comparer les avions de la Première Guerre mondiale avec le dernier Airbus. Cependant, le système de commutation d’allumage du moteur « hit-and-miss » peut être une source d’inspiration pour réduire la consommation de futurs générateurs.

Alors que nous devons réapprendre à utiliser d’autres sources d’énergie, les moteurs stationnaires, fonctionnant avec des carburants sans carbone comme l’hydrogène, pourrait faire partie des solutions pour alimenter nos maisons ou des bâtiments industriels.

Pourquoi ne pas combiner l’efficacité du moteur moderne à combustion interne et l’utilité du couple volant / système d’allumage intermittent dans un nouveau type de source d’énergie? Les systèmes « hit-and-miss » n’ont pas été conçus pour économiser du carburant, mais seulement pour contrôler la vitesse du moteur. Un système de fermeture de l’arrivée du carburant pourrait-être intégré au système, comme cela existe déjà dans les technologies automobiles, permettant ainsi des économies lors des cycles sans allumage.

En créant un nouveau type de moteur, mêlant le meilleur du passé et du présent, nous pouvons donner naissance à une nouvelle ère pour les moteurs stationnaires simples nous permettant de contrôler notre production d’électricité, tout en étant bercés par leur chant mélodieux.

L’Amauti ou le porte bébé trois-en-un avant l’heure.

Transporter, protéger et s’occuper de son bébé dans un même temps vous paraît hasardeux ?

Pour les Inuits c’était une évidence. Pour résister aux températures polaires, les hommes comme les femmes portaient des vêtements toujours amples pour créer une couche d’air isolante et dotés d’une capuche large, formant une continuité avec le reste de l’habit : la parka.  Fruit de l’expérience de générations d’utilisateurs, les vêtements en peau, alors seul matériau disponible pour résister aux températures négatives, ont été adaptés aux activités de leurs propriétaires. Alors que ceux des hommes sont restés simples, ceux des femmes se sont dotés, en se spécialisant, d’attributs bien particuliers donnant naissance à un nouvel habit : l’Amauti.

La condition et les activités féminines ont totalement modifié les caractéristiques de ce dernier. La femme, portait un long vêtement similaire à celui des hommes mais muni d’un large pan dorsal lui permettant de se protéger du vent lorsque la nature lui imposait d’être accroupie. En sa qualité de mère, elle devait pouvoir veiller à la bonne santé de son enfant quelles que soient ses activités, y compris lorsqu’elle était dehors. Sa capuche est bien plus grande que celles portées par les hommes. L’enfant, de ses premières heures aux deux à trois premières années de sa vie, pouvait y prendre place. Il bénéficiait alors d’une sorte de poche, à l’image de celles des kangourous, lui permettant à la fois de se protéger du froid et de se reposer dans une enceinte chauffée par la chaleur maternelle.  La mère devait évidemment veiller à ce qu’il n’y ait aucune ouverture dans laquelle l’enfant aurait pu glisser une de ses extrémités.

L’efficacité de cet habit ne s’arrête pas au simple transport du bébé. Pour l’allaitement, la mère peut, en enlevant les bras des manches, faire tourner l’ensemble du vêtement afin que l’enfant se retrouve face à elle et à sa poitrine sans avoir à sortir.

Dans un objet simple en apparence, composé d’une ou deux peaux, trois fonctions sont concentrées : protection, transport et soins. Cette démarche d’efficacité, exacerbée par l’hostilité du milieu ambiant, est un exemple d’un processus de conception à l’économie dont les démarches actuelles d’éco conception devraient s’inspirer.

Il était une fois… les technologies du passé vues par des enfants !

Voici une étonnante expérience pour ces enfants de l’ère numérique qui rencontrent pour la première fois des technologies anciennes…enfin pas tant que ça puisque la plus ancienne n’a que 30 ans.  Une disquette de 3,5 pouces devient un appareil photo, une cartouche de jeu-vidéo ressemble à un jeu de cartes et un disque vinyle est évidemment un vieux CD.

Une étonnante mise en perspective des repères des plus de 20 ans, dans une société où une nouveauté en chasse une autre. Ce face à face nous amène à nous poser la question de la transmission des savoirs d’une génération à une autre.

La force de la pluridisciplinarité ou comment faire de l’écologie rouge !

« Imaginons, par exemple, qu’un extra-terrestre débarque sur la Terre avec la capacité de voir les résidus d’une combustion dans les objets à l’entour et que le rouge marque sa présence. L’univers quotidien de notre société deviendrait alors un paysage à tonalité pourpre semblable à un ciel de crépuscule l’été. » Voici comment à partir de cette idée présentée dans les écrits du sociologue Alain Gras, un projet a pris forme.

Dans le cadre de l’évènement Les Ateliers du Quartier de la Création, à Nantes. Les animateurs de Kenolia ont amené les neuf participants du Workshop Démocratisation des savoirs à créer, dans un temps record de cinq heures, un projet de médiation scientifique, au cœur de la ville, sur les énergies renouvelables : On est dans le rouge ?

Avec cette équipe pluridisciplinaire (chercheur, historien, journaliste, animateur, architecte…), aidés par des méthodes inspirées du design, nous avons abouti à la création d’un outil de sensibilisation du public. L’idée que nous avons retenue a été de matérialiser la vision de cet extra-terrestre, directement dans l’espace quotidien des habitants, pour stigmatiser la part des énergies fossiles impliquées dans la création, le transport et l’usage des objets et des bâtiments. Le projet prévoit d’investir une ou deux rues en coloriant en rouge l’ensemble des bâtiments, du mobilier urbain et des objets qui s’y trouvent.

Cet électrochoc visuel a pour but d’éveiller les consciences et d’amener les Nantais à se rendre dans les ateliers d’échanges organisés dans toute la ville. En relation avec des conteurs, le public entrera dans le monde des énergies et en particulier celles qui sont renouvelables par le biais du rêve et d’histoires écrites en collaboration avec un collège d’experts de tous horizons. Un dialogue s’ouvrira ensuite avec quelques-uns de ces experts pour approfondir le sujet. Tout au long de l’évènement et au-delà, des outils numériques locaux et sur Internet permettront de relayer et d’approfondir l’information tout en multipliant les échanges.

Ce projet, présenté lors de la clôture de l’évènement a été récompensé par le prix du public. L’avenir nous dira si le projet sera réalisé ou non.

Cette expérience a montré à quel point le décloisonnement des réflexions, la diversité des disciplines et les apports du design font des méthodes collaboratives, un outil très puissant pour l’innovation, complémentaire avec les méthodes classiques.

The Aequus 7.0: A solar boat proud of his roots / L’Aequus 7.0 : Un bateau solaire fier de ses racines.

Here is a fine example of how to put back a technology in the context: the design of the solar electric boat Aequus 7.0.

Bruno Hervouet, yachting enthusiast wanted to overcome the constraints the sail boat without sacrificing the pleasure of sailing with his family, only rocked by the silence. He created, in partnership with the naval architects Finot-CONQ, a 7 meters autonomous Day-boat, powered by an electric motor and recharged by photovoltaic cells.

The main difference with the other motor boats is the use for which she was created. The Aequus 7.0 is not designed for water skiing. She can travel as far as the sailboats of this size can. She is cruising at about 5.5 knots with top speeds of 7 knots for 4 to 8 hours depending on the batteries which represents more than 20 nautical miles (approximately 40 km) without replenishing electrons along the way. Her solar panels allow real energy independence because they charge the batteries whether the boat is used or not. Claude Escarguelle, the first customer and user of the Aequus 7.0, explains: « … since I bought it, I never needed to plug into an electrical outlet: his energy comes free from the sun! »

The remarkable point, beyond the fact that it is a solar boat is the hull that was created. It is based on a hull designed in the 1930s by Carl Gustav Pettersson, a Swede famous shipbuilder. These boats were designed for low power and for the sake of efficiency. They stark contrast to the boats designed from the 1940s, which are based on engines of great powers regardless of consumption. The Aequus 7.0 is not intended to remain stable at 30 knots but to carry passengers at slower speeds. This is why the choice of an old design for the hull makes sense.

We are emerging gradually out of a society born in the middle of the twentieth century in which speed and high power lie in the spotlight. This idyll made possible by an abundant and inexpensive energy has been severely shaken after the oil shocks of the 1970s. Today, the depletion of fossil resources and the environmental issues tend to accelerate this transition.
The creation of the Aequus 7.0 is perfectly in tune with the times and especially shows that current needs may correspond to past needs, giving us access to a new set of possibilities.
We will soon see if the market is ready for this kind of jewelry.

For more information: http://www.aequusboats.com


Pour cette première note, voici un bel exemple de recontextualisation technologique : la conception du bateau électrique solaire Aequus 7.0.

Bruno Hervouet, passionné de plaisance a voulu s’affranchir des contraintes de la navigation à voile sans sacrifier le plaisir de voguer en famille bercé par le  silence. Il a créé, en partenariat avec les architectes FINOT-CONQ, un Day-boat  performant et autonome de 7 mètres, propulsé par un moteur électrique et rechargé par des cellules photovoltaïques.

Cette embarcation se distingue des autres bateaux à moteurs par l’utilisation pour laquelle il est conçu. Avec l’Aequus 7.0, pas question de faire du ski nautique. Sa plage d’utilisation est la même que celle des voiliers de cette taille. Il croise aux environs de 5,5 nœuds avec des pointes à 7 nœuds. Son autonomie est de 4 à 8h selon les batteries ce qui représente plus de 20 milles marins (soit près de 40 km) sans qu’il y ait besoin de refaire le plein d’électrons en cours de route. Ses panneaux solaires permettent une réelle autonomie énergétique puisqu’il se recharge qu’il soit utilisé ou non. Claude Escarguelle, le premier client et utilisateur de l’Aequus 7.0 en témoigne : « …depuis que je l’ai acheté, je n’ai jamais eu besoin de le brancher sur une prise électrique : toute son énergie vient gratuitement du soleil ! « 

Le point remarquable, au-delà du fait que ce soit un bateau solaire, est la carène qui a été crée. Elle est inspirée d’une coque dessinée, dans les années 1930, par Carl Gustav Pettersson, un célèbre constructeur naval Suédois. Ces bateaux ont été conçus pour des petites puissances et dans un souci d’efficacité énergétique. Ils tranchent radicalement avec les bateaux dessinés à partir des années 1940, qui mettaient au premier plan l’utilisation de moteurs de grandes puissances sans se soucier de la consommation. Le souci de l’Aequus 7.0 n’est pas de rester stable à 30 nœuds mais de transporter des plaisanciers à des vitesses plus réduites. C’est en cela que le choix d’une carène plus ancienne a du sens.

Nous sortons petit à petit d’une société née au milieu du XXe siècle et qui a mis la vitesse et la puissance à l’honneur. Cette idylle rendue possible par une énergie abondante et peu chère a été fortement ébranlée à la suite des chocs pétroliers des années 1970.  Aujourd’hui la raréfaction des ressources fossiles et les enjeux environnementaux finissent de l’achever.

La création de l’Aequus 7.0 est parfaitement en phase avec son époque et surtout nous montre que des besoins actuels peuvent correspondre à des besoins passés, nous donnant ainsi accès à un nouvel ensemble de possibles.

A l’avenir de dire si le marché est prêt pour ce genre de bijoux technologique.

Pour en savoir plus : http://www.aequusboats.com